Est-il vraiment possible de devenir femme fontaine ? Oui ! Ce n’est pas un mythe. Toutes les femmes ont la capacité physique de déclencher une éjaculation féminine. Apprendre à éjaculer quand on est une femme, c’est avant tout une question de préparation mentale et d’entraînement. Grâce à une méthode simple et adaptée à chacune, on vous explique comment devenir femme fontaine, et comment le partenaire peut aider à déclencher l’éjaculation féminine. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le squirting, et bien plus encore !

Une femme fontaine, qu’est-ce que c’est ?

Mais commençons par reprendre les bases… Une femme fontaine, qu’est-ce que c’est, au juste ?

La femme fontaine : une histoire d’eau

La femme fontaine existe depuis la nuit des temps, en effet, on retrouve des traces de recherches sur le sujet dès l’Antiquité. Certains philosophes pensaient d’ailleurs (à tort) que les femmes fontaine étaient plus fertiles que les autres, thèse reprise par les Jésuites qui, au XVIIe siècle, pensaient que la Vierge Marie aurait elle aussi sécrété ce fameux liquide à l’occasion de la « Divine Conception » . Joli comme image non ?

Le terme « femme fontaine » désigne une femme ayant la capacité contrôlée ou non de libérer une quantité plus ou moins importante de liquide au niveau du sexe lorsqu’elle fait l’amour ou se masturbe.

On parle d’ « éjaculation féminine » ou, issu de l’anglais, de « squirting ».

Il ne s’agit pas de sécrétions vaginales lubrifiantes (appelées « cyprine »), mais bien d’un liquide, la plupart du temps inodore et incolore.

Ce liquide est expulsé par jet ou par ruissellement. Chez les femmes fontaines, l’expulsion de liquide n’est pas obligatoire à chaque rapport, ni forcément au moment de l’orgasme. Éjaculer ne signifie pas non plus vivre un « super orgasme » : Elles ne jouissent pas plus fort, ni mieux. Elles jouissent seulement différemment.

Deux sortes d’éjaculation féminine

Jusqu’à très récemment, l’éjaculation féminine était assez mystérieuse pour les scientifiques. Et même, aujourd’hui, on n’est pas encore bien sûr d’avoir tout compris !

Ce que l’on sait en revanche, c’est qu’il existe deux types d’éjaculation féminine, que les deux sont parfaitement naturelles, et qu’il est possible d’apprendre l’une des deux pour devenir femme fontaine !

L’éjaculation qui ne concerne pas toutes les femmes

Il existe un type d’éjaculation féminine qu’il est impossible d’apprendre, car elle nécessite un prérequis physiologique qui ne serait pas présent chez toutes les femmes : la prostate féminine.

Dans une étude publiée en 2011, sur les 25 participantes, seules 14 en étaient pourvues. La prostate féminine désigne de petites glandes situées entre le vagin et l’urètre, appelées glandes para-urétrales (anciennement « glandes de Skene »). Les glandes para-urétrales ont le même précurseur embryonnaire que la prostate masculine, mais seules certaines femmes en sont dotées.

Ces glandes sécrètent un fluide qui est émis par deux petits orifices situés sur les côtés du méat urinaire. Cette sécrétion est produite en très petite quantité quand l’excitation est très forte et expulsée de manière réflexe.

Il ne s’agit pas d’une sécrétion lubrifiante, mais d’un fluide dont la composition est proche du liquide pré-éjaculatoire masculin. Il passe généralement parfaitement inaperçu de la femme et de son partenaire.

L’éjaculation qui concerne toutes les femmes

Bonne nouvelle : L’éjaculation féminine qui concerne toutes les femmes est celle que l’on se figure tous et qui est largement représentée dans la production pornographique.

C’est donc celle dont nous allons parler dans cet article pour vous apprendre à devenir femme fontaine.

Dans notre cas, le liquide est produit dans la vessie. Mais attention, ce n’est pas de l’urine !

La stimulation sexuelle provoque un remplissage rapide de la vessie avec un liquide dont la composition est proche de celle du sperme, les spermatozoïdes en moins. Ce liquide est ensuite éjecté par l’urètre en plus ou moins grande quantité.

Le squirting prendra la forme soit d’un jet plus ou moins puissant, soit d’un écoulement lent.

Dans certains cas, le volume de liquide peut atteindre jusqu’à 300 ml, soit la contenance moyenne d’une vessie pleine !

Enfin, les femmes fontaines ont la capacité d’éjaculer plusieurs fois pendant un rapport, leur vessie se vidant et se remplissant à chaque fois.

Comment devenir une femme fontaine : Lâcher-prise mental et maîtrise physique

Passons maintenant à la théorie de l’éjaculation féminine. Devenir femme fontaine va essentiellement vous demander un travail mental de lâcher prise, il s’agit donc de bien intégrer et accepter le processus en amont.

Fonctionnement classique de l’éjaculation féminine

La plupart du temps, lorsqu’on n’est pas habituée, l’imminence de l’éjaculation est perçue comme une subite envie de faire pipi.

Et c’est tout à fait logique : la vessie s’est remplie de liquide, ses capteurs nous indiquent donc qu’il est temps d’aller uriner.

Pour squirter, il faut donc ensuite 2 choses :

  • Un lâcher-prise mental avec cette impression d’uriner
  • Une contraction particulière des muscles du périnée

Le processus physique ne pourra pas bien fonctionner sans le processus mental !

Il faut toutefois savoir que certaines femmes fontaines contrôlent ce mécanisme, tandis que d’autres n’y parviennent pas encore. Certaines « subissent » donc leur éjaculation, ce qui peut devenir très handicapant dans leur vie sexuelle et source d’une grande gêne, voire de honte.

Si vous vous trouvez dans ce cas, il est important de consulter un sexologue clinicien pour en parler : il vous aidera à mieux comprendre le phénomène et pourra vous prescrire des exercices pour apprendre à contrôler l’éjaculation féminine.

Ces exercices concernent les muscles pubo-coccygiens qui sont indispensables pour déclencher ou stopper l’expulsion de liquide.

Maîtrise physique de l’éjaculation

Attardons-nous d’abord sur le plan purement physique.

Avez-vous déjà entendu parler des exercices de Kegel ? Ils permettent de conserver les muscles pubo-coccygiens en bonne forme, évitant ainsi pas mal de désagréments en vieillissant, notamment les fuites urinaires. De plus, un périnée musclé permet surtout d’augmenter le plaisir sexuel et de maîtriser l’éjaculation féminine !

Vous pouvez déjà commencer à pratiquer en contractant le vagin pendant la pénétration – peu importe qu’il s’agisse d’un partenaire ou d’un sextoy. Vous et votre partenaire pourrez déjà constater une différence en matière de plaisir ressenti.

Pour devenir femme fontaine, vous avez besoin de comprendre le fonctionnement des muscles de votre périnée pour pouvoir pousser au bon moment.

Astuce : Vous pouvez vous servir de boules de geisha. Si vous parvenez à les expulser sans tirer sur la ficelle, vous avez compris quelques muscles entrent en jeu !

Devenir femme fontaine est question de lâcher-prise

Maintenant que nous sommes au clair sur le plan physique, voyons du côté du mental.

Déjà, pour devenir femme fontaine, il faut le vouloir soi-même et pas pour faire plaisir à son partenaire ! L’idée doit nous plaire et nous exciter nous-mêmes. Ce n’est pas en se forçant qu’on parviendra à quoi que ce soit.

Ensuite, comme nous l’avons vu, la sensation physique de l’approche de l’éjaculation féminine ressemble beaucoup à une envie d’uriner.

Il va donc falloir travailler sur ce point : Pour devenir femme fontaine, il faut dédramatiser son rapport à l’urine. Il faut se détendre avec l’idée de « saleté » qu’on lui accole.

Oui, le liquide sortira de votre vessie. Mais ce n’est pas de l’urine. Et quand bien même il en contient un petit peu, est-ce que c’est vraiment grave ? Après tout, ce n’est pas si sale…

Vous voyez l’idée ?

Le lâcher prise mental porte sur le fait d’accepter de pousser comme pour uriner, mais dans un contexte sexuel.

Pour favoriser ce lâcher prise, vous pouvez mettre en place plusieurs stratégies :

  • Aller aux toilettes avant (le liquide de l’éjaculation ne contiendra pas d’urine)
  • Protéger le lit avec une serviette ou même une protection plastique
  • Faire vos premières tentatives dans la baignoire
  • Essayer seule
  • Etc.

Vous devez vraiment vous séparer de l’idée que vous allez tout salir.

Bon, peut-être un peu, mais franchement, ce n’est vraiment pas pire que si vous renversiez un fond de verre d’eau ! Si vous souhaitez devenir femme fontaine, vous pouvez tout de même faire face à cela ;)

Si vous ressentez toujours un blocage avec l’impression d’uriner, peut-être devriez-vous commencer par essayer seule, même si l’expérience intéresse votre partenaire.

Le regard de l’autre peut exercer sur nous une certaine pression, avec la peur de décevoir si l’on échoue.

Après tout, le fait de trop se concentrer sur l’éjaculation, de trop le vouloir, risque d’empêcher que cela survienne. Le mieux est encore que cela reste dans un coin de votre tête quand vous vous masturbez, et d’essayer un peu à chaque fois !

Le but, dans un premier temps, sera de ressentir cette fameuse envie d’uriner peu de temps avant l’orgasme.

Méthode pour parvenir à l’éjaculation féminine seule

Comme toujours (ou presque !) en matière d’orgasme féminin, on va se concentrer sur le clitoris. Il est au centre de notre plaisir sexuel, on n’y coupera pas ! Préparez-vous donc à faire les choses du mieux possible.

1. Mise en condition

Pour commencer, mettez-vous dans des conditions optimales. Pour une fois, dites-vous que vous allez faire les choses particulièrement bien ! Ce n’est pas tous les jours qu’on essaye de devenir femme fontaine ;)

Choisissez un moment où vous avez le temps, ou vous vous sentez bien et où vous ne risquez pas d’être interrompue. Éteignez votre téléphone, freinez votre porte d’entrée, passez aux toilettes… Et laissez s’installer l’excitation.

Vous préférez vous perdre dans vos fantasmes ? Vous préférez regarder un film porno ? Vous préférez simplement prendre une douche un peu sensuelle et vous caresser lascivement ?

Faites à votre guise !

L’important est de vous sentir particulièrement excitée et prête à expérimenter.

Installez-vous ensuite où bon vous semblera, du moment que vous y êtes confortablement installée et que vous n’avez pas peur de salir. Votre lit recouvert de quelques épaisseurs de serviette de bain peut parfaitement faire l’affaire !

2. Stimulation clitoridienne classique

Commencez par une stimulation classique du clitoris – comme vous l’aimez ! Avec les doigts, avec un vibromasseur, avec tout objet de nature à vous mener à l’orgasme normalement, et dans votre position habituelle favorite.

Prenez le temps, laissez le plaisir monter et s’installer, sans toutefois vous précipiter vers l’orgasme. Quitte à ralentir un peu la cadence ou changer de position.

L’idée est de laisser le temps au liquide de remplir votre vessie.

Astuce : Au cours de la stimulation, il fonctionne assez bien de caresser également l’endroit par où sortira le liquide (le méat urinaire, situé juste en dessous de votre clitoris).

À ce stade, il est déjà possible de ressentir l’envie d’uriner.

Dans ce cas, prenez le temps d’apprivoiser la sensation et continuez à prendre le temps de laisser monter le désir.

Et c’est seulement quand vous n’y tiendrez plus que vous vous autoriserez à aller jusqu’à l’orgasme, tout en poussant pour expulser le liquide !

Notez qu’il est également possible d’éjaculer sans qu’il y ait un orgasme en même temps.

3. Plusieurs orgasmes clitoridiens

Si vous ne parvenez pas à éjaculer dès le premier orgasme, pas de souci ! Devenir femme fontaine réclame du travail et de la patience ;)

Il est aussi très possible que l’envie d’uriner se déclare au bout d’un certain nombre d’orgasmes.

Le secret, c’est de faire une pause après chaque orgasme. Laissez le temps à votre corps de se calmer un peu et à la sensation de picotement sur votre clitoris de s’atténuer.

Ces pauses dureront le temps que vous le souhaiterez, entre quelques secondes et quelques minutes. Mais ne dépassez pas non plus une dizaine pour ne pas perdre l’excitation.

Avoir plusieurs orgasmes à la suite est une capacité féminine que les hommes nous envient… Profitez-en pour maîtriser ce don de la nature !

Notez enfin que l’envie d’uriner peut survenir avant le premier orgasme, se manifester au 3e, au 4e… Ou pas du tout cette fois-ci ! Même si vous commencez à maîtriser l’éjaculation féminine, rien ne dit que vous y parviendrez à chaque fois.

4. Par stimulation du point G

Si la masturbation clitoridienne ne suffit pas à provoquer la fameuse envie d’uriner, vous avez l’option d’alterner avec une stimulation interne du point G.

Pour information, le point G est en réalité le point de contact entre le clitoris (qui s’étend sur plusieurs centimètres dans notre corps) et le vagin.

Il se trouve sur la paroi antérieure du vagin, c'est-à-dire à l’avant, quand vous visez votre nombril avec votre doigt.

Toutes les femmes sont différentes et il n’existe donc pas de repère précis pour le trouver. Sachez seulement qu’il se trouve entre 2 et 4 centimètres à partir de l’entrée du vagin, à un endroit où la chair serait légèrement plus rugueuse.

Dans le cadre de votre quête pour devenir femme fontaine, il va donc falloir alterner entre stimulation externe du clitoris et stimulation interne du point G.

Choisissez d’introduire un ou deux doigts, en fonction de votre préférence. Vous pouvez ensuite faire des petits cercles, tapoter doucement, faire pression dessus, tout en accélérant le rythme petit à petit.

N’hésitez pas à changer de position : Il n’est pas toujours évident de pratiquer la masturbation interne. Vous pouvez choisir de rester sur le dos, mais n’hésitez pas non plus à tester en vous mettant à genoux : cela vous donnera plus d’amplitude.

Encore une fois, le but est de rechercher l’envie d’uriner et de pousser au moment où la jouissance montera.

Le rôle du partenaire dans le squirting

Nous allons maintenant voir quel peut être le rôle de votre partenaire pour vous aider à devenir femme fontaine.

L’éjaculation féminine : Un fantasme masculin

Amusez-vous à faire le test autour de vous : demandez à vos amis masculins ce qu’ils pensent des femmes fontaines. Un petit tour d’horizon rapide vous prouvera que certains vont fantasmer à voix haute à l’idée de participer à cette expérience !

L’éjaculation féminine est souvent source de fantasmes pour les hommes car, d’une part, le phénomène est plutôt rare, et ils peuvent donc se sentir chanceux. D’autre part, voir sa partenaire squirter serait la « preuve » qu’ils sont parvenus à la mener à un abandon total, à un incroyable sommet de plaisir. Ce qui a plutôt tendance à flatter lui virilité !

Mais le simple fait d’assister à ce phénomène hors du commun, même sans en être la cause, est déjà source de beaucoup de fantasmes.

Il existe également des hommes que cette mystique touche moins, ou qui peuvent se sentir un peu déstabilisés ou dégoûtés face à une femme fontaine. Cette attitude est souvent due à de l’incompréhension ou de l’ignorance. Il est important d’en parler avec son partenaire et de s’informer sur le sujet, tout en respectant les désirs de chacun !

Femme fontaine et homosexualité

En raison de ses pratiques sexuelles, il semblerait qu’une lesbienne ait plus de chances de devenir femme fontaine !

En effet, le sexe entre femmes utilise moins la pénétration que lors de rapports hétérosexuels.

Lorsqu’elles couchent ensemble, la plupart des femmes homosexuelles se contentent de ce que les hétérosexuels appellent des « préliminaires ». Ce sont justement ces préliminaires qui peuvent (plus facilement) entraîner une éjaculation féminine.

La pénétration digitale et la stimulation du point G mêlée à des caresses ciblées peuvent donc engendrer une éjaculation féminine.

Si vous souhaitez devenir femme fontaine et que vous êtes attirée par une expérience lesbienne… C’est peut-être l’occasion de vous lancer !


Aider concrètement sa partenaire à devenir femme fontaine

Nous l’avons déjà dit, toutes les femmes sont différentes… Le rôle du partenaire dépendra donc de la sensibilité de chacune.

Pour commencer, il ne doit pas lui mettre la pression, même s’il a envie de la voir éjaculer. Il devra déjà savoir se contenter de la voir prendre beaucoup de plaisir ;)

Voici les façons dont le partenaire peut aider dans le squirting :

  • Participer à l’excitation de sa partenaire par des caresses
  • Stimulation du point G de façon plus ou moins forte en fonction de la sensibilité de madame
  • Stimulation clitoridienne s’il sait faire preuve de doigté
  • Effleurements externes pour accompagner la masturbation (notamment au niveau du méat urinaire)
  • Etc.

À chacun de trouver son équilibre et ce qui fonctionnera le mieux ! Vous ne devez surtout pas hésiter à le guider dans les mouvements ou les caresses qui vous font le plus envie.

Votre partenaire peut également appliquer une méthode très utilisée dans la production pornographique pour déclencher une éjaculation féminine : La stimulation rapide et forte du point G à l’aide de deux doigts.

Cela peut se révéler très efficace, mais laissez le temps à l’excitation de monter avant d’employer cette tactique ;)

L’éjaculation féminine n’est pas quelque chose qui va de soi ! Elle réclame une bonne maîtrise des muscles du périnée, mais aussi et surtout un grand lâcher prise mental quand survient l’envie d’uriner. Devenir femme fontaine vous demandera certainement un peu de temps et de pratique, mais nous sommes sûres que vous ne serez pas déçue !

Passionnée par le sexe dans toutes ses dimensions, je m'efforce toujours de donner les informations les plus complètes à mes lecteurs ! Je suis pour une sexualité libre, épanouie et éclairée, qui permet aux femmes de s'affirmer et de gagner en confiance en elles.